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CANNES 2014 #09

Article rédigé pendant le Festival de Cannes 2014, entre deux visionnages de films...

Une adolescente de 16 ans vivant dans l'île d'une petite communauté se découvre loup-garou.

Drame social à l'ambiance aussi chaleureuse qu'une armoire ikéa, "When Animals Dream" aligne tous les défauts des premiers films à prétention sociale / réaliste, avec pour seul horizon de rendre la vie telle qu'elle est (re)jouée devant la caméra. Autant dire donc le degré zéro de la mise en scène. Mais le film d'Arnby semblait promettre une hybridation intéressante avec le "film de loup-garou", véritable genre en soit. Le résultat est absolument navrant, d'une platitude à faire s'écrouler les montagnes. Le réalisateur est non seulement incapable de construire le moindre suspense, la moindre surprise, le moindre sentiment d'horreur, mais pire que cela, il est incapable de subvertir le genre auquel il se réfère, ou de le revitaliser au travers du drame social (son projet d'origine visiblement). "Martin" de George Romero avait en son temps (1977) réussi cette étonnante alchimie. Reste la portée métaphorique du propos, au choix : répression du désir et de la sexualité féminines ; défit de l'intégration du monstre au sein de la communauté ; éloge de la différence... Mais rien de tout cela n'émerge finalement de ce métrage mou et sans inspiration, sorte de série B nineties sous lexomil.

Rendez-nous Terence Fisher !

JPL

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When Animals Dream [Når dyrene drømmer] de Jonas Alexander Arnby (Danemark, 2014)

Semaine de la critique du festival de Cannes 2014

"When animals dream" n'est pas encore sorti en salles en France